Ils sont tombés là, au bord du monde.
L’un, épuisé, s’est effondré — lame lourde comme un fardeau d’existences.
L’autre, figée entre grâce et damnation, semble invoquer quelque chose… ou le retenir.
La forêt s’est tue. Le vent s’est couché.
Plus de cris, plus de batailles. Seulement ce calme étrange qui vient après le sang, quand le corps ne sait plus s’il doit continuer à se battre ou enfin céder.
Il dort, ou fait semblant.
Car les guerriers comme lui ne dorment jamais vraiment.
Ils veillent, même les yeux clos — au cas où le passé viendrait les mordre à nouveau.
Elle, vêtue de lumière, presque irréelle, est là comme une prière que personne n’a osé faire.
Fée ? Ange ? Illusion ? Peu importe.
Elle est ce qui reste quand tout le reste est détruit.
Dans ce monde où tout est chaos, trahison et perte,
ce moment est un interstice.
Un souffle.
Un battement entre deux guerres.
Mais ça ne durera pas.
Rien ne dure.
Je remercie Enky de m'avoir accompagné lors de cette folle aventure !


























